Sonia WIEDER-ATHERTON violoncelle
Edna STERN piano
Alexandra GREFFIN violon
Sylvain DURANTEL alto
Ariane GRANJON 2nd violon
Avec l’aimable collaboration de Pierre Cardin et du Festival Lacoste
La danse et le silence peuvent un temps s’accorder. Mais l’expression corporelle est toujours sublimée par la musique. Et la musique « savante » se sera, et de tout temps, souvent inspirée de musiques de danse (Bach et ses Suites...) qu’elles soient populaires ou aristocratiques. Ravel, Rameau, Stravinsky... profusion de compositeurs auront composé de magnifiques partitions pour illustrer ballets, danses de cour, de salon et autres chorégraphies. Il y a donc des « musiques pour la danse » comme existent des « musiques de film ». Jean-Charles Gil, audacieux novateur a « dessiné » une chorégraphie à partir d’œuvres musicales auxquelles on ne prêtait pas de prime abord un « pouvoir » d’expression corporelle. Des œuvres de Vivaldi, une autre de Schubert par un quintette de talentueux instrumentistes, sur scène, au milieu des danseurs…voila qui étonnera, séduira et certainement nous envoutera…
Le projet
Folavi sonne comme Vivaldi, dont la musique renvoie l’énergie du mouvement grâce à ses reflets multiples. Une promenade sur les canaux de Venise où l’eau et le ciel se mêlent et s’entremêlent. Les danseurs nous invitent à voyager au gré des rencontres, au travers de leur danse en osmose avec l’œuvre musicale du compositeur, et leurs interprètes.Vivaldi, Schubert : deux univers musicaux contrastés qui ont inspiré à Jean-Charles Gil ces deux chorégraphies. Les Musicales ont voulu renforcer l’intensité émotionnelle du spectacle en proposant à Jean-Charles Gil d’incorporer la musique vivante à sa mise en scène. La seconde partie du spectacle, « Schubert in Love », sera donc jouée par Sonia Wieder-Atherton, Edna Stern, Alexandra Greffin, et Sylvain Durantel. Avec Schubert in Love, Jean-Charles Gil nous plonge dans l’univers intime du compositeur viennois.
1ère partie FOLAVI Création 2008
Chorégraphie : Jean-Charles GIL
Musique : Antonio Vivaldi concertos
Scénographie : Jean-Charles GIL
Lumières Jean-Bastien NEHR
Costumes Jean-Charles GIL
Interprètes 11 danseurs
Durée 30’
Coproduction Théâtre du Châtelet (Paris) – Ballet d’Europe
Ce ballet est né de la volonté de s’immerger dans la musique du Vénitien, qui scintille telle une Voie Lactée sur laquelle chacun peut s’élancer pour créer son monde. A la vivacité des énergies musicales correspond celle des corps.
- Concerto pour trompette en ré Mineur op 3 n°11, Allegro,
- Sonate a tre « La follia », sonate a due violini
- Sonata op1 n°8 en ré mineur, RV 64 Préludio, Largo
- La Stravaganza concerto n°8 en ré mineur, RV 249
- Concerto pour Violoncelle, cordes et basse continue en ré Mineur RV 405, Adagio
- Concertos pour Trompette Concerto en la Mineur op 3 n°8, mouvement Allegro,
- Concerto pour trompette en ré Mineur op 3 n°11, Allegro adagio, Concerto en ut Majeur pour 2 trompettes F9 n° 1, allegro
2ème partie SCHUBERT IN LOVE création 2006
Chorégraphie Jean-Charles GIL
Musique de chambre de Franz Schubert La Jeune fille et la Mort
Scénographie Jean-Charles Gil
Costumes Philippe Combeau
Lumières : Jean-Bastien Nehr
Interprètes 10 danseurs et 5 musiciens
- Quatuor en ré mineur op.posthume D810 « La Jeune Fille et la mort »
2ème mouvement, andante con moto
Sonia Wieder-Atherton, violoncelle
Alexandra Greffin, violon
Sylvain Durantel, alto
Ariane Granjon, 2nd violon - Trio pour piano, violon et violoncelle n°2, op. 100,
2ème mouvement, andante con moto
Sonia Wieder-Atherton, violoncelle
Edna Stern, piano
Alexandra Greffin, violon - Notturno pour piano, violon et violoncelle en Mi bémol Majeur
Sonia Wieder-Atherton, violoncelle
Edna Stern, piano
Ariane Granjon, violon
L’UNIVERS ARTISTIQUE DE JEAN-CHARLES GIL
La beauté en mouvement
La danse de Jean-Charles GIL est calligraphie. Elle donne en un coup de pinceau l’expression de la vie. Créateur de l’instant, son écriture du mouvement rend visible quelque chose du monde. Il utilise les fondamentaux classiques pour écrire une danse qui se lit au présent : le corps des danseurs, nourri d’une formation classique, est le résonateur privilégié de ce mouvement qui échappe au temps. Viscéralement contemporaine, la danse de Jean Charles Gil est de facture abstraite : oeuvre épurée ; interstice où l’émotion et le mouvement fusionnent.
Sourd aux désirs inassouvis des modes et des clivages, il invente ses propres codes. Fondée sur une intuition physique, sa danse emprunte les sentiers naturels du corps ; elle est une danse visible par tous, possible pour tous parce qu’élégante, affranchie et libre. Osant faire confiance aux infinies possibilités des corps, à ses potentialités physiologiques et expressives, émotionnelles et musicales, sa danse parle à chacun de son histoire intime.
Ses chorégraphies lient folle musicalité, activité constante et extrême rigueur. Des chorégraphies contemporaines au vocabulaire classique. Telles la trame et la chaîne, contemporain–classique se tressent créant une texture de danse qui n’appartient qu’à lui. Avant le travail de création plateau, il s’approprie la partition musicale pour mieux l’oublier. Immergé par la musique il dessine l’écriture dansée, aboutissement. Le mouvement apparaît - juste - évident.
Calligraphie.
« Une belle vie est une vie harmonieuse dont tous les moments sont vécus en lien avec ma pensée et mon public. (…) Ce qui est important, c’est de rencontrer les autres, de me sentir à l’aise avec toutes les cultures et que mon écriture chorégraphique – épurée et simple – soit accessible au plus grand nombre. »
Jean Charles Gil
BALLET D’EUROPE
Le Ballet d’Europe cultive une philosophie du rassemblement qui vise à l’unité, dans le respect de la diversité et la prise en compte de l’identité de chacun. Tout comme l’Union Européenne agit d’une seule voix pour des pays aux cultures différentes, Jean-Charles Gil sublime les personnalités et origines de chacun, jusque dans la création, pour aboutir, grâce à l’épure, à l’unité et à l’universalité. Sur scène, la recherche de la convergence de tous dans une écriture lisible signe la singularité de la compagnie. En gardant et en affirmant son travail sur la technique classique comme outil d’excellence, Jean-Charles Gil recherche l’essentiel pour laisser place à l’émotion de l’être d’où un travail axé sur le ressenti du danseur, non sur le geste copié.
Composé de 12 danseurs de formation classique âgés de 19 à 33 ans, le Ballet d’Europe s’est constitué un répertoire résolument virtuose qui, entre les carcans souvent surannés de la danse néoclassique et les renoncements parfois éclatants d’une certaine danse contemporaine, affirme sa propre voie. En misant sur la confiance dans les corps, dans ses infinies possibilités physiologiques, expressives, émotionnelles, musicales, pour une danse qui parle à chacun de son histoire intime. Initialement laboratoire européen d’excellence, le Ballet a représenté le pivot central du projet européen « Stabilisation Emploi Danse », mis en oeuvre entre 2003 et 2006 avec le soutien du Fonds Social Européen (FSE). A travers une méthodologie en liaison avec les actions sociales de sensibilisation, ce projet innovant dans son approche sociale de la danse a introduit la danse comme élément intégrant d’une politique de la Ville. L’Union Européenne a recommandé en juillet 2007 que « Le projet porté par le Ballet d’Europe et co-financé par le FSE (soit) valorisé comme un exemple à suivre ».
Aujourd’hui tout en poursuivant sa réflexion sur le statut du danseur, et en favorisant la stabilité de l’emploi et la reconversion, le Ballet d’Europe diffuse son répertoire. Sa ligne artistique et ses actions de sensibilisation s’inscrivent dans le monde contemporain et y apportent leur différence.