Mercredi 4 août - 21h30Carrières de Lacoste

Folavi et Schubert in Love

BALLET D’EUROPE
Chorégraphe Jean-Charles GIL


Sonia WIEDER-ATHERTON vio­lon­celle
Edna STERN piano

Alexandra GREFFIN violon
Sylvain DURANTEL alto
Ariane GRANJON 2nd violon

Avec l’aima­ble col­la­bo­ra­tion de Pierre Cardin et du Festival Lacoste

La danse et le silence peu­vent un temps s’accor­der. Mais l’expres­sion cor­po­relle est tou­jours subli­mée par la musi­que. Et la musi­que « savante » se sera, et de tout temps, sou­vent ins­pi­rée de musi­ques de danse (Bach et ses Suites...) qu’elles soient popu­lai­res ou aris­to­cra­ti­ques. Ravel, Rameau, Stravinsky... pro­fu­sion de com­po­si­teurs auront com­posé de magni­fi­ques par­ti­tions pour illus­trer bal­lets, danses de cour, de salon et autres cho­ré­gra­phies. Il y a donc des « musi­ques pour la danse » comme exis­tent des « musi­ques de film ». Jean-Charles Gil, auda­cieux nova­teur a « des­siné » une cho­ré­gra­phie à partir d’œuvres musi­ca­les aux­quel­les on ne prê­tait pas de prime abord un « pou­voir » d’expres­sion cor­po­relle. Des œuvres de Vivaldi, une autre de Schubert par un quin­tette de talen­tueux ins­tru­men­tis­tes, sur scène, au milieu des dan­seurs…voila qui étonnera, séduira et cer­tai­ne­ment nous envou­tera…

Le projet
Folavi sonne comme Vivaldi, dont la musi­que ren­voie l’énergie du mou­ve­ment grâce à ses reflets mul­ti­ples. Une pro­me­nade sur les canaux de Venise où l’eau et le ciel se mêlent et s’entre­mê­lent. Les dan­seurs nous invi­tent à voya­ger au gré des ren­contres, au tra­vers de leur danse en osmose avec l’œuvre musi­cale du com­po­si­teur, et leurs inter­prè­tes.Vivaldi, Schubert : deux uni­vers musi­caux contras­tés qui ont ins­piré à Jean-Charles Gil ces deux cho­ré­gra­phies. Les Musicales ont voulu ren­for­cer l’inten­sité émotionnelle du spec­ta­cle en pro­po­sant à Jean-Charles Gil d’incor­po­rer la musi­que vivante à sa mise en scène. La seconde partie du spec­ta­cle, « Schubert in Love », sera donc jouée par Sonia Wieder-Atherton, Edna Stern, Alexandra Greffin, et Sylvain Durantel. Avec Schubert in Love, Jean-Charles Gil nous plonge dans l’uni­vers intime du com­po­si­teur vien­nois.

1ère partie FOLAVI Création 2008 Chorégraphie : Jean-Charles GIL
Musique : Antonio Vivaldi concer­tos
Scénographie : Jean-Charles GIL
Lumières Jean-Bastien NEHR
Costumes Jean-Charles GIL
Interprètes 11 dan­seurs
Durée 30’
Coproduction Théâtre du Châtelet (Paris) – Ballet d’Europe

Ce ballet est né de la volonté de s’immer­ger dans la musi­que du Vénitien, qui scin­tille telle une Voie Lactée sur laquelle chacun peut s’élancer pour créer son monde. A la viva­cité des énergies musi­ca­les cor­res­pond celle des corps.

  • Concerto pour trompette en ré Mineur op 3 n°11, Allegro,
  • Sonate a tre « La follia », sonate a due violini
  • Sonata op1 n°8 en ré mineur, RV 64 Préludio, Largo
  • La Stravaganza concerto n°8 en ré mineur, RV 249
  • Concerto pour Violoncelle, cordes et basse continue en ré Mineur RV 405, Adagio
  • Concertos pour Trompette Concerto en la Mineur op 3 n°8, mouvement Allegro,
  • Concerto pour trompette en ré Mineur op 3 n°11, Allegro adagio, Concerto en ut Majeur pour 2 trompettes F9 n° 1, allegro

2ème partie SCHUBERT IN LOVE créa­tion 2006 Chorégraphie Jean-Charles GIL
Musique de cham­bre de Franz Schubert La Jeune fille et la Mort
Scénographie Jean-Charles Gil
Costumes Philippe Combeau
Lumières : Jean-Bastien Nehr
Interprètes 10 dan­seurs et 5 musi­ciens

  • Quatuor en ré mineur op.posthume D810 « La Jeune Fille et la mort » 2ème mouvement, andante con moto
    Sonia Wieder-Atherton, violoncelle
    Alexandra Greffin, violon
    Sylvain Durantel, alto
    Ariane Granjon, 2nd violon
  • Trio pour piano, violon et violoncelle n°2, op. 100, 2ème mouvement, andante con moto
    Sonia Wieder-Atherton, violoncelle
    Edna Stern, piano
    Alexandra Greffin, violon
  • Notturno pour piano, violon et violoncelle en Mi bémol Majeur
    Sonia Wieder-Atherton, violoncelle
    Edna Stern, piano
    Ariane Granjon, violon

L’UNIVERS ARTISTIQUE DE JEAN-CHARLES GIL
La beauté en mou­ve­ment
La danse de Jean-Charles GIL est cal­li­gra­phie. Elle donne en un coup de pin­ceau l’expres­sion de la vie. Créateur de l’ins­tant, son écriture du mou­ve­ment rend visi­ble quel­que chose du monde. Il uti­lise les fon­da­men­taux clas­si­ques pour écrire une danse qui se lit au pré­sent : le corps des dan­seurs, nourri d’une for­ma­tion clas­si­que, est le réso­na­teur pri­vi­lé­gié de ce mou­ve­ment qui échappe au temps. Viscéralement contem­po­raine, la danse de Jean Charles Gil est de fac­ture abs­traite : oeuvre épurée ; inters­tice où l’émotion et le mou­ve­ment fusion­nent.
Sourd aux désirs inas­sou­vis des modes et des cli­va­ges, il invente ses pro­pres codes. Fondée sur une intui­tion phy­si­que, sa danse emprunte les sen­tiers natu­rels du corps ; elle est une danse visi­ble par tous, pos­si­ble pour tous parce qu’élégante, affran­chie et libre. Osant faire confiance aux infi­nies pos­si­bi­li­tés des corps, à ses poten­tia­li­tés phy­sio­lo­gi­ques et expres­si­ves, émotionnelles et musi­ca­les, sa danse parle à chacun de son his­toire intime.
Ses cho­ré­gra­phies lient folle musi­ca­lité, acti­vité cons­tante et extrême rigueur. Des cho­ré­gra­phies contem­po­rai­nes au voca­bu­laire clas­si­que. Telles la trame et la chaîne, contem­po­rain–clas­si­que se tres­sent créant une tex­ture de danse qui n’appar­tient qu’à lui. Avant le tra­vail de créa­tion pla­teau, il s’appro­prie la par­ti­tion musi­cale pour mieux l’oublier. Immergé par la musi­que il des­sine l’écriture dansée, abou­tis­se­ment. Le mou­ve­ment appa­raît - juste - évident.
Calligraphie.
« Une belle vie est une vie har­mo­nieuse dont tous les moments sont vécus en lien avec ma pensée et mon public. (…) Ce qui est impor­tant, c’est de ren­contrer les autres, de me sentir à l’aise avec toutes les cultu­res et que mon écriture cho­ré­gra­phi­que – épurée et simple – soit acces­si­ble au plus grand nombre. »
Jean Charles Gil

BALLET D’EUROPE
Le Ballet d’Europe cultive une phi­lo­so­phie du ras­sem­ble­ment qui vise à l’unité, dans le res­pect de la diver­sité et la prise en compte de l’iden­tité de chacun. Tout comme l’Union Européenne agit d’une seule voix pour des pays aux cultu­res dif­fé­ren­tes, Jean-Charles Gil sublime les per­son­na­li­tés et ori­gi­nes de chacun, jusque dans la créa­tion, pour abou­tir, grâce à l’épure, à l’unité et à l’uni­ver­sa­lité. Sur scène, la recher­che de la conver­gence de tous dans une écriture lisi­ble signe la sin­gu­la­rité de la com­pa­gnie. En gar­dant et en affir­mant son tra­vail sur la tech­ni­que clas­si­que comme outil d’excel­lence, Jean-Charles Gil recher­che l’essen­tiel pour lais­ser place à l’émotion de l’être d’où un tra­vail axé sur le res­senti du dan­seur, non sur le geste copié.
Composé de 12 dan­seurs de for­ma­tion clas­si­que âgés de 19 à 33 ans, le Ballet d’Europe s’est cons­ti­tué un réper­toire réso­lu­ment vir­tuose qui, entre les car­cans sou­vent suran­nés de la danse néo­clas­si­que et les renon­ce­ments par­fois éclatants d’une cer­taine danse contem­po­raine, affirme sa propre voie. En misant sur la confiance dans les corps, dans ses infi­nies pos­si­bi­li­tés phy­sio­lo­gi­ques, expres­si­ves, émotionnelles, musi­ca­les, pour une danse qui parle à chacun de son his­toire intime. Initialement labo­ra­toire euro­péen d’excel­lence, le Ballet a repré­senté le pivot cen­tral du projet euro­péen « Stabilisation Emploi Danse », mis en oeuvre entre 2003 et 2006 avec le sou­tien du Fonds Social Européen (FSE). A tra­vers une métho­do­lo­gie en liai­son avec les actions socia­les de sen­si­bi­li­sa­tion, ce projet inno­vant dans son appro­che sociale de la danse a intro­duit la danse comme élément inté­grant d’une poli­ti­que de la Ville. L’Union Européenne a recom­mandé en juillet 2007 que « Le projet porté par le Ballet d’Europe et co-financé par le FSE (soit) valo­risé comme un exem­ple à suivre ».
Aujourd’hui tout en pour­sui­vant sa réflexion sur le statut du dan­seur, et en favo­ri­sant la sta­bi­lité de l’emploi et la reconver­sion, le Ballet d’Europe dif­fuse son réper­toire. Sa ligne artis­ti­que et ses actions de sen­si­bi­li­sa­tion s’ins­cri­vent dans le monde contem­po­rain et y appor­tent leur dif­fé­rence.